Tsiahy fohy

Afin de pouvoir bénéficier d’un enseignement supérieur, les étudiants malagasy venaient en Métropole poursuivre leurs études.
Plusieurs centaines d’étudiants enfin poursuivent leur formation en France et peuvent entrer dans les diverses écoles supérieures de la Métropole.

Livre souvenir des 60 ans FKMP_version2En 1950, la fondation par Mgr LEFEBRE, délégué apostolique pour les Missions d’Afrique, de l’Aumônerie des Etudiants d’Outre-Mer, sise à Paris, 6 rue Thibaut, 75 014 Paris. L’Assemblée des Cardinaux et des Archevêques de France (Ancêtre de la Conférence Episcopale) donnait son agrément. Depuis l’Aumônerie a été doublée du Service Catholique d’Outre-Mer. L’Aumônerie Générale des Etudiants d’Outre-Mer est née, avec le Père Joseph MICHEL, un spiritain, comme Aumônier Général. L’Aumônerie Générale est composée de trois Aumôneries : Antillaise, Africaine et Malgache, animées par des Aumôniers adjoints. En 1954, le Père Armand Gaëtan RAZAFINDRATANDRA, prêtre du Diocèse d’Antananarivo, étudiant à l’Institut Catholique, était nommé premier Aumônier de la Paroisse Catholique Malgache de Paris (c’était l’appellation dès le début de l’Aumônerie des Etudiants Malgaches de Paris). Il était aidé par le Père Anselme RAJAONA, prêtre étudiant aussi. Avant leur arrivée, deux prêtres jésuites s’occupaient provisoirement l’Aumônerie, à savoir le Père Louis RASOLO, et le Père Job RAJAOBELINA.

Paroisse Malagasy : Une Famille croyante et solidaire

L’Aumônerie des Etudiants Malagasy ressemblait déjà aux autres Paroisses de Paris, mais elle avait pourtant des caractéristiques bien spéciales : en majorité des étudiants séparés de leur famille et loin de leur pays. Ils avaient besoin de se rapprocher, peut-être davantage que d’autres, de recréer autour du CHRIST cette atmosphère de la famille qui leur manquait tant. Chacun d’eux avait, un jour ou l’autre, des moments de dépression, des heures de cafard, il avait besoin d’avoir autour de lui des amis sûrs, qui puissent le réconforter, l’aider, l’encourager. Il n’osait peut-être pas se confier à d’autres. Cette aide précieuse, il pouvait la trouver chez les siens qui le comprennent, auprès d’un prêtre de chez lui. Ils voulaient pouvoir retrouver l’atmosphère des « Fiangonana » de chez eux où chacun se sentait chez lui, cette expression communautaire de leur FOI qu’ils ne trouvaient pas dans l’église de leur quartier où ils étaient des isolés. Au contact de leurs études, de la Faculté, des autres étudiants, ils devaient consolider et affermir leur FOI. Leurs connaissances religieuses d’enfance se sont avérées trop simplistes. Ils ne pouvaient plus répondre aux problèmes que leur posaient leur vie d’homme et leurs études, et ils éprouvaient le
besoin d’approfondir ensemble leur religion. C’était ensemble qu’ils devaient préparer leur avenir en acquérant la possibilité de juger et d’agir EN CHRETIENS dans leur vie d’homme. Ils l’avaient fait à la lumière des grands principes de la doctrine de l’Eglise.
Dans sa petite Chapelle de la rue Thibaut (Paris 14ème), la Paroisse réunissait deux dimanches par mois tous ceux que la diversité du travail ou la difficulté du logement ont dispersés un peu partout dans la Capitale. Des hommes et des femmes de tout âge, et originaires des différents coins de Madagascar s’y rencontrèrent. Des parlementaires et des officiels se mirent aux côtés des plus jeunes étudiants sans aucune formalité. Ils se sentirent tous unis dans la même Foi. Livre souvenir des 60 ans FKMP_version1

La foi : le socle

La Paroisse n’était pas simplement l’endroit où ile se réunissaient pour la Messe (deux dimanches par mois), mais elle était aussi un foyer où ils échangeaient leurs idées, où ils faisaient part de leurs préoccupation, de leurs joies, de leurs peines, où ils évoquaient leur pays, où ils étudiaient les problèmes à la lumière de leur Foi (L’EVANGILE). Ils se réunissaient à l’occasion du passage d’un Evêque du pays, d’une fête, d’un baptême, d’un mariage, d’un deuil, d’un succès…tous ces événements qui constituaient la vie de leur Famille.
Deux jeudis soir par mois, ils se retrouvaient pour débattre et partager autour d’un sujet d’ordre spirituel préparé et présenté par un étudiant du groupe.
Des conférences sur les sujets divers faites par des techniciens, et largement ouvertes à tous, leur permettaient d’élargir leur culture et d’ouvrir des perspectives en dehors de leurs études trop spécialisées.

Social : le tissu

Sur le plan social, un camp de quinze jours était organisé en Belgique pendant les grandes vacances avec une trentaine ou plus de participants. Le Service social de la Paroisse s’efforçait, avec des faibles moyens, de trouver des logements, de venir en aide à ceux qui étaient dans le besoin, espérant qu’un jour un « Foyer-Centre d’accueil » concrétiserait son action avec plus d’efficacité. Rappelons que la Paroisse Catholique Malagasy de Paris était l’un des précurseurs de la fondation d’un foyer des étudiants malgaches à Paris.

La culture : la langue malagasy comme pilier

Ces jeunes étudiants avaient toujours pour souci la constatation navrante de leur ignorance de leur langue maternelle. L’incapacité chez cette future jeune élite de participer à la vie quotidienne du peuple, par l’incompréhension psychologique et par une sorte de complexe qu’elle éprouvait vis-à-vis du peuple malagasy resté sensible à l’éloquence traditionnelle (Ny Kabary), aux belles phrases truffées de proverbes, d’images, et de tournures archaïques et poétiques, toutes choses ignorées ou abandonnées par nos jeunes, formées à l’école du cartésianisme occidental. Tout jeune étudiant malagasy, avec l’aide de sa Paroisse, soucieux de son futur rôle à son retour au pays se mettait à la découverte des valeurs malgaches : langue et civilisation.
Chaque année, les mouvements d’Action Catholique universitaires français organisaient un Pèlerinage à Chartres auquel les étudiants malagasy participaient (et ce Pèlerinage existe toujours à nos jours). Et pour le souci de formation spirituelle, des Retraites de trois jours ont été organisées régulièrement, pendant la période de Noël.

La communication : tisser des relations

La Paroisse publiait un bulletin : « FEHIM-PIHAVANANA », trait d’union entre les étudiants catholiques de
France et entre la France et Madagascar. Faut-il rappeler que l’Aumônier de Paris assumait en même temps la fonction d’Aumônier des Etudiants Malagasy en France.

LES DATES HISTORIQUES

1917/18 – 1945 AUMÔNERIE MILITAIRE
« Le Père CHARBONNET, jésuite, assura le service de l’Aumônerie auprès des différentes Unités Malgaches de l’armée française du Rhin.

1945 – 1974 AUMONERIE DES ETUDIANTS

1950 : La fondation de l’Aumônerie des Etudiants d’Outre-Mer, sise à Paris, 6 rue Thibaud, 75014 Paris. Père Joseph MICHEL, un missionnaire spiritain, fut nommé Aumônier Général.

1952 : Publication mensuelle du bulletin paroissial « FEHIM-PIHAVANANA » (liens de solidarité).

1954 : Le Père Armand RAZAFINDRATANDRA, prêtre du diocèse d’Antananarivo, étudiant à l’Institut Catholique était nommé premier Aumônier de la Paroisse Malgache de Paris.

1962 : Mgr FELTIN, Président de la 1ére Commission épiscopale des Migrants. Nomination de Mgr RAMONDOT sur le plan diocésain (1ére distinction d’avec le national).

1964 : Création du SITI (Service Interdiocésain des Travailleurs Immigrés).

1974- AUMONERIE DE LA COMMUNAUTE MALGACHE Les événements politiques de Mai 1972 à Madagascar (Mai 1968 malgache) ont eu des répercussions dans la vie des étudiants malgaches en France. Peu à peu, l’Aumônerie a perdu sa spécificité étudiante.

1984 : La Communauté Catholique Malgache de Paris se stabilise au 21, rue Méchain (Paris 14e), chez les sœurs de Saint Joseph de Cluny. . 1985 (30-31 mars) : Paris reçoit le Congrès National des Catholiques Malgaches de France à Longpont (91) et la première visite pastorale du Cardinal Victor RAZAFIMAHATRATRA s.j., Archevêque d’Antananarivo.

1984 – 1986 : Messe trois fois par mois. Publication du Bulletin « ROHY »

à partir d’octobre 1986 : Messe tous les Dimanches

1986 : La Chorale a pris le nom « FEON’ANJOMARA » (Son du cor).

1990 (8 juillet) : Le « Jour du Seigneur » a retransmis en direct sa Messe, dans le cadre de la Béatification de Victoire RASOAMANARIVO.

1990 – 1992 : Publication du Bulletin « AINA ITY » 1991 (avril) : 2ème Visite pastorale du Cardinal Victor RAZAFIMAHATRATRA s.j., Archevêque d’Antananarivo. Cinq jeunes ont été confirmés.

1991 (mai) : Paris accueille une 2ème fois le Congrès National des Catholiques Malgaches de France à la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre, sous la présidence du Cardinal. . 1995 (octobre) : Sur proposition du SITI, la Communauté Catholique Malgache est transférée à la Chapelle Saint Paul, au 171 boulevard Brune (Paris 14e) avec l’accueil de la Paroisse Saint Pierre de Montrouge.

1996 (juin) : Publication « ISAN-TOKATRANO » (bulletin de liaison et d‘information hebdomadaire).

1997 : Réforme du Statut. Réorganisation pour une large participation des fidèles.

1998 : Adaptation du Règlement Intérieur aux nouveaux Statuts.

1999 (19 avril) : Messe télévisée au 21, rue Méchain (Paris 14ème) dans le cadre de l’émission dominicale « Jour du Seigneur ».

2001 (du 02 au 07 Juillet) : Pèlerinage à Rome.

2003 : 1ère Célébration de la « Profession de Foi » des 14 enfants au sein de la Communauté, fête de la Foi. Célébration du Sacrement de la Confirmation. Congrès National des Catholiques Malagasy à Saint Laurent sur Sèvres. Pèlerinage à Lourdes.

COMMUNAUTE CATHOLIQUE MALGACHE DE PARIS, FIDÈLE HERITIÈRE

Ainsi fut née l’Aumônerie des étudiants malagasy, ancêtre de l’actuelle FKMP .
En fait notre « Paroisse Catholique Malagasy de Paris » (FKMP) existe depuis plus de soixante ans. Une Communion des croyants et Corps du Christ. Un Aumônier était nommé régulièrement jusqu’en 1973. Quelques missionnaires ayant travaillé à Madagascar assurèrent la continuité. Les événements politiques de Mai 1972 (Mai 68 malgache) ont eu des répercussions dans la vie des étudiants malagasy en France. L’Aumônerie a traversé des périodes de turbulences, à la recherche d’un nouveau souffle (le renouveau). Certains, découragés, préfèrent rester et s’établir en France. Peu à peu, l’Aumônerie a perdu sa spécificité étudiante. Les familles se forment. Et depuis 1983 jusqu’à ce jour, la nomination d’un Aumônier devient régulière.
La Communauté actuelle a pour mission l’accompagnement pastoral de celles et ceux qui souhaitent vivre leur Foi dans la langue malagasy et en communion avec l’Eglise en France, par la Pastorale des Migrants, au sein de l’Eglise locale d’accueil (Diocèse de Paris). Ainsi reste-t-elle cohérente avec la Pastorale de l’Eglise locale dans laquelle, elle définit sa spécificité. Elle se donne les moyens de manifester et de faire cette dimension : des documents de liturgie, de catéchèse, pour l’animation des temps forts, etc. ; cellule des prières pour les jeunes.
La FKMP est aussi membre fondateur de l’Aumônerie Nationale Catholique Malgache de France (ANCMF) depuis 1984.
La FKMP, sous la responsabilité d’un Prêtre Aumônier, se dote d’un Conseil d’Animation Pastorale qui s’efforce de veiller à tous les aspects de la vie de la Communauté, avec l’aide des diverses Commissions coordonnées par le Bureau de la Communauté.

AUMONIERS DEPUIS 1945

De 1945 à 1950, Père de DEVEZE sj s’occupait de l’Aumônerie.
Les Pères RAJOEBELINA et Louis RASOLO sj étaient de passage.
1950 : Nomination comme Aumônier Général du Père Joseph Michel
1954-1956 : Père Armand RAZAFINDRATANDRA
Aidé par le Père Anselme RAJAONA
1956-1958 : Père Emmanuel RAZAFINDRASENDRA
1958-1960 : Père Raymond RAZAKARIVONY
1961-1963 : Père Norbert RAMBOASALAMA ms
1964-1965 : Père Alfred RAKOTOZAFY
1965-1973 : Père André RANDRIANTSALAMA
1973-1979 : Père Pierre DAMIENS et BAUDRY
1979-1982 : Père Jean-Claude JACQUARD
Oct 1982-Sept 1983 : Père Vincent RAKOTOZOELY
Sept 1983-Déc 1984 : Père Cyrille RASOLO sj
Janv 1985 -Déc 1986 : Père Jean-Germain RAJOELISON
Aidé par Père Paul RAKAMISY
Janv 1987-Sept 1988 : Père Flavien RAVATSY
Aidé par Père Bernard RANDRIANASOLO
Père Fidèle RAKOTOARISOA
Sept 1988-Sept 1989 : Père François BENOLO cm
Aidé par Père Fidèle RAKOTOARISOA
Père Félix de Valois RAJAONARIVELO
Père Rodolphe RAFIDY
1989-1992 : Père François Xavier RAKOTOMAMONJY
1992-1993 : Père Félix RAZANADRAKOTO
1993-1995 : Père Jean-Baptiste RAKOTORAHALAHY
1995-1996 : Père Jean-Michel RAZANAJATOVO
Aidé par Père Alphonse ZAFIMAHAKOKO aa
Père Albert RAKOTOSON
1996-1998 : Père Pierre-André RANAIVOARSON sj
Aidé par Père Salomon David Igogavao ANDRIANIRINA
1998-1999 : Père Vincent TSANGANDAHY cm
1999-2000 : Père Frédéric RAKOTONDRIANA
Aidé par Père Dieudonné RABENATOANINA
Père Roger Victor RAKOTONDRAJAO
2000-2001 : Père Augustin RAHARISON
2001-2003 : Père Pierre Marcial RAKOTOMAHEFA
2003-2005 : Père Augustin RAHARISON
Père Vivien ANDRIANIRINA
2005-2012 : Père Edmond RAKOTONDRAMANANA
2012-2018 : Père Nirosoa Jeannot MAHAVORINIAINA
Depuis 2018 : Père Edmond ANDRIAMBOLOLONA

LES PRESIDENTS DE 1950 A NOS JOURS

1. Rémi RABARY (1950- 1952)
2. Félicien RADILOFE (1952-1956)
Entre 1956-1971 (noms cités par des témoins en
l’absence d’archives, donc non chronologiques)
3. Lucien-Xavier ANDRIANARAHINJAKA
4. Hyacinthe RAJAONA
5. Eugène RANDRIA
6. René RAMBOARINA
7. René RANJALAHY
8. Beby RAZAFIMBAHINY
Depuis 1971 jusqu’à nos jours :
9. Laurent RAZAFINDRAKOTO (1971-1981)
10. Jean-René RAKOTONIAINA (1981-1983)
11. André RAKOTOARIMANANA (1983-1984)
12. Richard RANDRIANARAHINA (1984)
13. Hervé RAZAFINTSALAMA (Sept.1984-1986)
14. Hervé RAZAFINTSALAMA (1986-1988)
15. Hervé RAZAFINTSALAMA (1988-sept.1989)
16. Fara RASOLOJAONA (1989-1990)
17. Liva ELIASY (1990-1992)
18. Monique RASOANAIVO (1992-1994)
19. Pierre RAZAFIMAHATRATRA (1996-1998)
20. Liva ELIASY (1998-2000)
21. Liva ELIASY (2000-2002)
22. Rakoto Dominique ANDRIAMANAMIRIJA (2002-2004)
23. Rakoto Dominique ANDRIAMANAMIRIJA (2004 –2008)
24. Liva ELIASY (2008 – 2011)
25. Rivo RASOLOFOMANANA (2011 – 2014)
26. Haja RAKOTOZAFY (2014 – 2017)
27. Andrianome RAKOTOMANANTSOA (dit Mémé) (depuis 2017)

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