Isan-tokantrano 2018-02 (398-401)

« Mifankatiava ianareo tahaka ny nitiavako anareo » Joany 15,12 Fiangonana Katolika Malagasy Paris sy Ile-de- France 04/02/2018 + ISATOKANTRANO N° 398 ALAHADY TSOTRA FAHADIMY MANDAVANTAONA — TAONA B “ MISY ANTONY AMBONY NY FIJALIANA” LOKO LITORZIKA : MAINTSO E n ce début d’année 2018, année de Lucien BOTOVASOA, je n’ai pas d’autre texte à proposer pour notre méditation que cette préface de la nouvelle biographie de notre futur Bienheureux. Rendons grâce à Dieu de nous avoir donné un Modèle et un Intercesseur. Dans la brève et humble présentation du livret du P. DEGUISE mis à jour par le P. François NOIRET, Vice-Postulateur, auteur de cette nouvelle biographie, j’avais écrit : « Les paroles touchent, mais les actes entrainent » (Ny teny manaitra fa ny atao no mahasarika). Aujourd’hui, le monde où nous vivons, surtout la jeunesse, a besoin de modèles comme le soulignait déjà Bx Pape Paul VI dans son Exhortation Apostolique Evangelii nuntiandi : « L’homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou s’il écoute les maîtres, c’est parce qu’ils sont des témoins » (EN 41). Justement le Bienheureux Lucien BOTOVASOA (1908-1947) est ce « maître témoin » car tout le monde l’appelait Ramose, « Maître », et il nous est donné aujourd’hui comme martyr ou « témoin » du Christ. Il est cet exemple vivant dont le monde a besoin, surtout les jeunes. Mort à 39 ans, il a vécu toute sa vie de laïc marié, père de famille, instituteur catholique, tertiaire engagé tout donné au Seigneur et aux autres, comme un vrai apôtre de la charité et de la foi. Le sommet de cette vie fut la « couronne du martyre », le 17 avril 1947, qui manifestait sa recherche infinie de la réconciliation au moment des troubles de l’in- surrection ( tabataba ). Il n’a pas écrit, mais sa vie est un « livre écrit à la lumière de la Passion de Notre Seigneur Jésus ». Son martyre, comme celui de tous les chrétiens de tous les temps depuis Saint Etienne, est une imitation de Jésus. Tout ce qu’a vécu Jésus à partir du Tribunal jusqu’au Golgotha, on le retrouve presque à la lettre dans le récit du martyre de notre Bienheureux. Je ne cite que cette prière qu’il a pronon- cée avant de mourir : « Ô Dieu, pardonne à mes frères que voici, car ils ont maintenant un devoir bien diffi- cile à remplir envers moi.» (Andriamanitra ô ! Mamelà ireto rahalahiko ireto fa sarotra aminy izao adidy ataony amiko izao.). Effectivement comme la prière de Saint Etienne, cette prière de Lucien a été « puis- sante » puisqu’elle a obtenu la conversion de Tsimihino, le Roi qui avait promul- gué la sentence de mort. Lucien est celui qui a vécu le vrai combat, le combat contre les maux qui rongent nos sociétés : la jalousie, l’orgueil et ce respect hu- main ( henamaso) qui empêche de jamais dire la vérité devant le prochain pour ne pas détruire la bonne entente ( ny fihavanana ) ; or, ce sont ces maux qui em- pêchent le vrai développement de la nation. Enfin, il est bon de souligner que ce qui caractérise le martyre de Lucien est son Amour de l’ennemi. On l’a d’ailleurs appelé Rabefihavanana. Que Lucien prie pour nous afin que nous soyons, à la suite du Christ et malgré nos limites, des apôtres de la charité et de la foi. Qu’il intercède pour notre pays pour que la paix et la concorde y règnent. Que la Sainte Vierge, Pre- mière Patronne de Madagascar, en qui il se confiait toujours, nous conduise comme lui à Jésus. Mompera Eveka Marc Benjamin RAMAROSON cm Arsevekan’Antsiranana

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